Une vie au service du bel ouvrage

Une vie au service du bel ouvrage copie

Assise par assise, c’est à la construction d’une vie que l’on est convié dans cet ouvrage.

Du Pietro Rossi et de Luigia Migliorini, naîtra à Paris, en 1932 Maurice. Si ses premiers souvenirs sont encore à Bettola, en Italie, les suivants sont à Paris et Saint-Denis, au temps de la guerre et de l’occupation, seul avec son père, années rudes et sobres en affection. Cette migration qui se confond un peu avec l’histoire du bâtiment, est avant tout une aventure humaine dont le courage et la détermination, moins connus, sont édifiants.
La seconde assise est celle des études. Petit-fils, fils, et trois fois neveu de maçons, presqu’une dynastie, il sera métreur. C’est l’âge des études brillantes, des exploits sportifs, où le caractère animé d’un désir de réussite se forme et s’équilibre : l’avenir est pris à bras le corps.
Sur ces soubassements de pierres dures, les assises en pierre ferme de la construction, dont le mortier est un mélange de curiosité, d’esprit d’équipe, de réussite, que lie l’obsession du travail parfait, s’érigent peu à peu.

De 1962 à 1982, ce sont principalement des chantiers de pierre de taille, son domaine de compétence. Il sait en « mesurer », par sa formation, la complexité, la beauté, et le savoir-faire des compagnons dont il met en avant les talents.
C’est un panorama de 20 ans, de plus de 200 chantiers, Meilleur Ouvrier de France Honoris Causa en 2013, il rejoint les jeunes générations, afin qu’elles y prennent modèle.

Un bel exemple à suivre pour quiconque aspire à valoriser la jeunesse des métiers, les experts dans leur profession, les « Ouvriers et Œuvriers » de nos Arts, Cultures et Patrimoine. Il en trouvera les clés dans cet ouvrage unique à l’image de son auteur.
Plus encore, ce sont les valeurs humaines qui dominent, en fondu enchaîné, sur cette toile de fond, témoignant de la personnalité hors du commun de Maurice Rossi qui s’est doté d’une devise : « Transmettre ce que j’ai appris, partager ce qu’on m’a enseigné, c’est mon devoir ! ».

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